Lyon mise sur l’open source : les collectivités à la reconquête de leur souveraineté numérique
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Lyon est parmi les premières villes de France à abandonner Microsoft au profit de logiciels open source et montre ainsi comment mettre fin à la dépendance numérique. Dans un contexte de tensions géopolitiques transatlantiques et d’une relation très imbriquée entre les géants de la tech et les sphères politiques, la souveraineté numérique revêt une importance croissante. Réduire la dépendance, c’est récupérer le contrôle des données, des processus et des technologies et s’assurer de l’indépendance stratégique des administrations.
Fini l’enfermement propriétaire, place à la souveraineté numérique
Près d’un an après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le danger que représente la dépendance numérique européenne vis-à-vis de prestataires américains est tout à fait palpable. À l’heure où les multinationales américaines des nouvelles technologies ont le soutien des politiques, les valeurs européennes vacillent face au différend douanier. En utilisant des solutions sur le cloud étasuniennes, les entreprises et les administrations se rendent financièrement vulnérables, mais mettent aussi en péril la protection des données. C’est qu’être tributaire des services des grands prestataires, c’est aussi accepter leurs pratiques en matière de traitement des données et leur politique tarifaire. Les clients du cloud ont effectivement vu les prix grimper : depuis 2022, Microsoft a augmenté ses tarifs pour M365 à plusieurs reprises et la firme annonce de nouvelles augmentations conséquentes pour avril 2025 allant jusqu’à 40 %. Compte tenu de l’effet d’enfermement propriétaire, beaucoup sont tout simplement contraints à sortir le carnet de chèques. Et c’est là que la ville de Lyon dit non pour échapper au gouffre financier.
Lyon mise sur l’open source
Alors que bien d’autres collectivités font appel aux services sur le cloud comme Microsoft 365, la ville de Lyon a décidé de miser sur une solution en open source et ainsi de renforcer la souveraineté numérique de ses administrations. La ville a créé une suite collaborative libre qui porte le nom de « Territoire Numérique Ouvert ». Celle-ci remplace les outils de visioconférence et de bureautique utilisés jusqu’à lors. Parallèlement, les logiciels de Microsoft sont remplacés peu à peu par des alternatives en open source telles qu’OnlyOffice pour la bureautique ou encore que Linux et PostgreSQL pour les systèmes de bases de données.
Cette transition n’est évidemment pas une mince affaire pour la troisième ville de France, mais elle lui permet de faire d’une pierre deux coups. Lyon entend d’une part « renforcer la souveraineté technologique du service public », mais aussi « prolonger la durée de vie des équipements informatiques et ainsi réduire leur empreinte environnementale » selon le site Internet de la ville. La municipalité dirigée par Grégory Doucet, issu d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), rappelle ainsi que les enjeux en la matière sont à la fois écologiques et stratégiques. Sa décision fait écho à celle d’autres pays, comme l’Allemagne ou le Danemark. Ainsi, la région allemande du Schleswig-Holstein a décidé de migrer 30 000 postes de travail vers Linux d’ici 2027, tandis que la ministre chargée du Numérique danoise a officiellement annoncé son intention de tourner le dos à Microsoft.
Pour toutes les autres collectivités comme pour les entreprises, il est temps de réorienter les stratégies informatiques pour mettre fin à la dépendance, aux données sensibles compromises et aux budgets déséquilibrés. Les grands groupes, de leur côté, tentent d’imposer les abonnements, ce qui signifie que les utilisateurs n’ont accès aux logiciels que tant qu’ils continuent à mettre la main à la poche. De plus, ils peuvent à tout moment en modifier les tarifs et les accords de licence. Aux décideurs dans le domaine de l’informatique de s’interroger : quels sont les services sur le nuage essentiels ? Quelles sont les solutions installées sur site judicieuses ? C’est qu’on ne paye les licences perpétuelles qu’une seule fois et elles peuvent ensuite être utilisées de manière indéterminée. Même Microsoft continue à proposer des versions quelque peu confidentielles de ses produits, à l’instar d’Office 2024 LTSC ou de Windows Server 2025.
Une stratégie informatique hybride : faire rimer souveraineté avec rentabilité
La solution : une démarche hybride qui allie des services sur le cloud et des logiciels installés sur site. Ainsi, les données sensibles et les applications restent bien sous contrôle et le nuage est utilisé là où on a besoin de flexibilité et d’évolutivité. Les modèles « bring your own license » permettent aux entreprises et aux collectivités de décider elles-mêmes quels logiciels fonctionnent dans quelle infrastructure sur le cloud. Cette stratégie a pour effet de réduire l’enfermement propriétaire, de maximiser l’indépendance et de réduire la facture à long terme. Les licences d’occasion, quant à elles, sont particulièrement avantageuses du point de vue financier, puisqu’elles coûtent jusqu’à 70 % de moins que la version neuve chez les revendeurs spécialisés. Et la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé dès 2012 que leur achat et leur vente étaient parfaitement légaux. Autre effet bonus : ces licences moins chères à l’achat peuvent également être revendues dès que l’on n’en a plus l’utilité.
La dure voie vers l’indépendance
Le chemin a beau être tortueux, c’est bel et bien le bon. Pour se libérer de plusieurs décennies de dépendance, il faut être prêt à faire certains efforts qui ne sont pas toujours simples. Mais pour ceux et celles qui souhaitent suivre ce cap, Lyon constitue un véritable modèle en la matière. Il faut dire que c’est là un thème très délicat dans le secteur public. Ce qui est en jeu, ce sont les données sensibles des citoyens et la marge de manœuvre qui pourrait être réduite du fait de la proximité des géants américains de la tech et du gouvernement des États-Unis.
Miser sur un modèle hybride et combiner les atouts des licences installées sur site et ceux d’une infrastructure sur le cloud évolutive (si possible de prestataires européens), c’est renforcer la souveraineté numérique et gagner en fiabilité. Pour les administrations de la ville de Lyon, mais également au-delà, l’open source est un pas en avant vers l’indépendance avec des atouts nets à la clé : des économies, davantage de contrôle et une conformité légale indubitable.
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